"Vers l'Orient compliqué, je volais avec des idées simples. Je savais que, au milieu de facteurs enchevêtrés, une partie essentielle s'y jouait. Il fallait donc en être." Général de Gaulle

« Javid Shah ! » : chronique d’une renaissance iranienne

Pour une nouvelle fois, un mouvement de contestation d’ampleur nationale traverse le pays, dans un contexte de crise économique et politique aggravée, révélant des recompositions politiques profondes au sein de la société iranienne. Initialement spontané, le mouvement de contestation a rapidement été amplifié par les appels à manifester de Reza Pahlavi, prince héritier en exil, réclamant la fin de quarante-sept années d’islamisme politique. Les images qui nous parviennent, malgré la répression, la censure et la coupure d’internet, témoignent d’une mobilisation d’ampleur inédite touchant de nombreuses provinces du pays et d’une répression féroce à grande échelle, faisant des milliers de morts et des dizaines de milliers d’arrestations risquant la peine de mort par pendaison, qui s’ajoutent à la longue liste des crimes impunis du régime depuis sa mise en place en 1979.

Une contestation d’un type nouveau : l’affirmation d’une alternative

La vague de contestation actuelle se distingue nettement des précédentes. Elle ne se limite plus au rejet du régime théocratique issu de l’idéologie khomeyniste, qui s’est imposé et maintenu par la violence et la censure depuis plusieurs décennies, perçu comme étant en rupture avec l’histoire et l’identité culturelle iranienne : elle ajoute désormais l’affirmation, de manière ouverte et visible, d’une alternative politique identifiable, revendiquée par les manifestants. Dans les rues d’Iran, les slogans en faveur de la royauté et de la dynastie Pahlavi tendent à s’imposer comme le nouveau marqueur d’une recomposition politique majeure en cours. Ce fait marquant illustre l’espoir des manifestants de clore un demi-siècle de régime islamique, perçu comme une période d’obscurantisme, marquée par des violations massives des droits fondamentaux, des dysfonctionnements institutionnels et une corruption systémique. La chute de la République islamique pourrait alors constituer pour l’islamisme, dans la région et le monde, ce qu’a été la chute de l’Union soviétique pour le communisme.

Là où les mouvements antérieurs exprimaient essentiellement un refus global du système, la contestation actuelle assume une dimension structurante : la revendication d’un autre ordre politique. Le ralliement autour de l’idée d’un rétablissement d’un gouvernement national iranien inspiré du pahlavisme, scandé par le slogan dominant « c’est notre dernière bataille, Pahlavi reviendra ! », incarné par le Prince héritier Reza Pahlavi, traduit l’émergence d’un horizon politique structuré qu’une partie grandissante de la société iranienne perçoit comme une issue crédible.

Longtemps critiquée pour son autoritarisme, ses inégalités sociales, la corruption et la dépendance aux puissances étrangères, la dynastie Pahlavi voit aujourd’hui ces critiques et oppositions réévaluées au sein d’une société iranienne en quête de repères. Une part croissante de la population redécouvre cet héritage comme celui d’un État fort, modernisateur, en bonne entente avec le monde, patriote et souverain, porteur d’une continuité historico-culturelle et d’une promesse future de refondation démocratique inscrite dans la tradition politique nationale.

La réapparition de la référence au Chah dans la contestation iranienne n’est certes pas constitutive d’un consensus politique, mais d’un fait politique dominant qui doit être pris en compte afin de comprendre la situation actuelle du pays, même si, du point de vue français, cela peut paraître anachronique ou surprenant.

Comment peut-on comprendre que, après près d’un demi-siècle de régime théocratique, une part croissante de la société iranienne se tourne désormais vers la royauté et le pahlavisme comme horizon politique afin de retrouver sa souveraineté nationale et d’envisager une démocratisation du pays ?

Slogans, symboles et renaissance : « Javid Shah ! » et le lion solaire

Pour comprendre ce phénomène, il est nécessaire de saisir le sens des slogans et les symboles revendiqués par les manifestants. Le slogan « Javid Shah ! », signifiant « Éternel soit le chah », équivalent persan de « Vive le roi », scandé à travers tout le pays, constitue un cri de ralliement révélateur de cette évolution majeure. Pour les manifestants, il ne s’agirait pas d’un simple mot d’ordre nostalgique, mais de la réactivation, dans un contexte de crise de légitimité, d’une institution plurimillénaire, profondément enracinée dans la conscience iranienne : celle du Chah comme principe d’ordre, de continuité et d’unité. Désormais, le drapeau historique impérial iranien, hérité de l’Empire perse, arborant le lion solaire, réapparaît dans l’espace public, incarnant pour les manifestants une réaffirmation de l’identité historique et culturelle iranienne, qualifiée de renaissance iranienne.

La fonction du Chah dans l’histoire longue iranienne

Du point de vue conceptuel, le terme Chah (شاه) en persan, issu du vieux-perse xšāyaθiya, désigne historiquement le souverain légitime, détenteur d’un pouvoir ordonné, façonnant l’imaginaire collectif iranien. Dès l’époque achéménide (559–330 av. J.-C.), notamment avec Cyrus le Grand (559–530 av. J.-C.), le Chah incarne bien davantage qu’un chef politique : il est considéré comme le garant de la justice, de l’équilibre et de l’unité du monde iranien, dépositaire du farr-e homāyuni, cette « gloire impériale » conditionnelle qui fonde la légitimité souveraine tant que le roi protège l’ordre cosmique (asha dans la philosophie zoroastrienne) et le bien commun.

Cette conception traverse sans rupture les empires parthe et sassanide, survit à la conquête musulmane, se distingue du califat, puis se perpétue à travers les dynasties musulmanes persanes et persanisées, avec un apogée sous les empires safavide (1501–1736), qadjar (1789–1925) et enfin la dynastie Pahlavi. Abolie politiquement à la suite du référendum de 1979, dont la validité juridique est contestée par la Constitution iranienne de 1906 et par les irrégularités de son déroulement, la fonction n’a jamais disparu de l’imaginaire collectif iranien. Elle demeure le symbole d’une souveraineté nationale antérieure à toute idéologie importée.

Dans l’histoire iranienne, les grands Chahs surgissent dans les moments de péril. Leur légitimité ne repose pas uniquement sur la filiation, mais sur une fonction historique : restaurer l’unité lorsque l’État se délite, refonder lorsque la nation vacille. Le Chah est identifié comme bâtisseur plus qu’administrateur, fondateur plus que gestionnaire ; il incarne, dans la conscience historique, une figure de rassemblement chargée du maintien de l’équilibre du pays et du repositionnement de l’Iran au centre de son propre destin.

Le pahlavisme : modernisation, héritage et horizon démocratique

Dans l’histoire récente de l’Iran, l’accession au pouvoir de Reza Shah Pahlavi, en 1925, pourrait être perçue comme s’inscrivant dans cette logique. Face à un État désagrégé et soumis aux ingérences étrangères, il fonda l’Iran moderne : centralisation de l’État, unification territoriale, sécularisation progressive, émancipation des femmes, mise en place des institutions administratives, éducatives, judiciaires et sanitaires, construction des infrastructures vitales ainsi que la renaissance du sentiment national, inspirée de l’histoire antique iranienne, faisant entrer l’État-nation iranien dans l’ère de la modernité. Son héritier, Mohammad Reza Shah, prolonge cette trajectoire par une modernisation accélérée, le développement sociétal, économique et industriel, ainsi que par le retour de l’Iran comme acteur majeur sur la scène internationale. Le Prince héritier, Reza Pahlavi, dans une cohérence constante, n’a cessé d’appeler, depuis le décès de son père en 1980, à une transition démocratique, afin que la Nation puisse choisir, le moment venu, entre une monarchie constitutionnelle et une république parlementaire par référendum, et décider de son destin à travers une assemblée constituante démocratiquement élue.

Le pahlavisme a ainsi légué, dans la conscience collective d’une grande partie des Iraniens, une conception de l’État comme ossature de la Nation : une modernisation conçue comme refondation, transformant sans rompre avec le passé, inscrivant l’avenir dans une continuité civilisationnelle longue, en interaction pacifiée avec le monde. Il s’agit d’un projet visant à préserver l’Iran de la dispersion, de la dépendance et de l’effacement historique tout en le projetant dans la modernité et en consolidant l’État-nation. C’est à ce souvenir que des manifestants iraniens font appel, en scandant, déjà depuis plusieurs années (soulèvements de 2017, 2018, 2019 et 2022), « Reza chah ! Repose en paix ! ».

Continuité civilisationnelle et imaginaire collectif : la « renaissance iranienne »

L’histoire iranienne, depuis plus de trois mille ans, est faite de périodes de gloire et de déchéance, de ruptures récurrentes malgré une continuité permanente. Un régime peut confisquer l’État, imposer la violence, tenter d’effacer l’héritage civilisationnel, sans pour autant réussir à dissoudre ce qui tient une civilisation sur la longue durée : la langue, la mémoire historico-politique, la trame de l’État comme ossature de la Nation, et cette capacité iranienne à survivre aux cassures existentielles de l’histoire, de la conquête d’Alexandre aux invasions turco-mongoles, en passant par l’invasion arabe et la conquête islamique, jusqu’à l’islamisme politique imposé depuis 1979. Les quarante-sept années de totalitarisme islamiste apparaissent, suivant cette logique, comme une rupture de plus, particulièrement brutale, qui veut s’imposer comme un effacement, mais qui ne parvient pas à tuer l’âme de l’Iran. L’Iranien vit dans son monde imaginal et à travers sa conscience collective, de composante culturelle, civilisationnelle et symbolique. Il s’agit d’un réservoir commun de récits, de figures, de gestes, de poésie, de musique et de codes de sens constituant ce qu’on appelle l’imaginaire collectif iranien, qui a le rôle de socle de la Nation iranienne, indépendamment de la nature du pouvoir politique qui s’impose à la Nation, à un moment donné de son histoire. La Nation iranienne est avant tout culturelle, avant d’être étatique ; elle est antérieure à l’État et survit, dans la résistance, en absence d’État national. Même quand le pouvoir tente de capter les rituels et de saturer l’espace public, il n’épuise pas ce fonds ; et c’est pourquoi, aujourd’hui, en scandant « Javid Shah ! », une partie croissante de la population ne fait pas seulement un geste politique : elle réactive une continuité de formes ; l’ossature historique de l’État et la puissance des symboles, comme un réflexe de survie civilisationnelle et comme la promesse d’une renaissance iranienne, au péril de sa vie, dans les rues du pays. Dès lors, le pouvoir politique s’aligne sur la réalité civilisationnelle iranienne, l’Iran renaît de ses cendres et vit une renaissance éclatante : la fin de 75 ans de khomeynisme, en référence à l’institution du chah, dans les rues iraniennes, est un appel à une renaissance iranienne.

Les références au chah et au pahlavisme résonnent dans toutes les provinces iraniennes, de l’Azerbaïdjan au Baloutchistan, du Khouzistan à forte composante arabe au Kurdistan, en passant par Téhéran, Ispahan, Chiraz et Kerman, jusqu’aux villes religieuses de Machhad et de Qom, rappelant encore une fois l’unité dans la diversité de l’identité culturelle multiple de la civilisation iranienne, qui s’unit de nouveau pour affirmer son appartenance à la nation iranienne dans un soulèvement national autour de la cause commune du réveil civilisationnel.

Aujourd’hui, en scandant « Javid Shah ! », une partie croissante de la population iranienne réactive cet héritage issu de la civilisation perse. À l’image de ce qu’on qualifie métaphoriquement de Phénix persan, qui, au fil de l’histoire, a su renaître de multiples fois de ses propres cendres, la civilisation iranienne affirme une nouvelle fois sa capacité à se projeter vers l’avenir sans renier sa profondeur historique. Dans la continuité du pahlavisme et de la fonction historique du chah, l’héritier du trône est perçu par une partie considérable de la société civile iranienne et de la diaspora ayant fui le régime islamique, qu’elles soient en faveur de la royauté constitutionnelle ou d’une république parlementaire, comme une figure de convergence pour structurer une transition politique vers un Iran futur, progressiste, laïc et démocratique, en paix avec ses voisins et le monde, fidèle à son identité culturelle unie dans sa diversité, tout en préservant l’intégrité territoriale et l’unité du pays. 

Monarchie constitutionnelle, 1906 et logique institutionnelle de transition

La mobilisation nationale en cours exprime, par les slogans scandés, le souhait de retour de la royauté et du rétablissement d’un gouvernement national fondé sur la légalité constitutionnelle en Iran, avec le choix exprimé du Prince héritier comme figure de ralliement de la transition démocratique. Elle s’inscrit dans une dynamique politique consciente. Elle ne peut être comprise uniquement comme un mouvement nostalgique, mais s’analyse comme la recherche d’une issue institutionnelle enracinée dans l’histoire iranienne face à l’impasse engendrée par un système dictatorial clérico-militaire dysfonctionnel, corrompu et brutal.

En revendiquant l’idée d’une monarchie constitutionnelle, les manifestants expriment le souhait de restaurer une fonction politique enracinée, capable de garantir l’État de droit, l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté. Cette aspiration trouve sa filiation dans la Révolution constitutionnelle de 1906, moment fondateur de la pensée politique moderne iranienne. À cette époque, le mouvement constitutionnaliste iranien affirmait la primauté de la loi, la limitation du pouvoir, la séparation des pouvoirs avec l’indépendance de la justice, la représentation nationale parlementaire et la distinction entre l’État et l’institution religieuse, tout en inscrivant la souveraineté nationale dans une tradition iranienne de « royauté conditionnelle », en dotant l’Iran d’une Constitution. Le mouvement contemporain apparaît ainsi comme le prolongement de cette révolution inachevée : le renouveau d’une pensée politique iranienne autonome, renouvelée et adaptée à notre époque, quelle que soit la forme constitutionnelle, républicaine ou monarchique, du futur État démocratique, choisie par référendum.

Reza Pahlavi et l’Iran Prosperity Project : programme politique, justice et économie

Avec la perte de légitimité du régime islamique et l’effondrement économique du pays, le Prince Reza Pahlavi est devenu progressivement la figure principale de la scène politique d’opposition iranienne en portant un programme de transition, intitulé Iran Prosperity Project (IPP), basé sur un volet politique, juridique et économique. Sur le plan politique interne, le programme de transition s’articule autour d’une séquence institutionnelle avec l’organisation rapide d’un référendum national permettant au peuple iranien de se prononcer librement sur la forme du régime, à savoir une monarchie constitutionnelle ou une république parlementaire, suivie de l’élection d’une Assemblée constituante chargée d’élaborer la nouvelle Constitution qui serait soumise à ratification populaire. Cette procédure transitionnelle est destinée à la restauration de la souveraineté nationale par la voie démocratique. Cette refondation politique serait complétée par un dispositif de justice transitionnelle avec mécanismes de vérité et de responsabilité, ce qui inclut des commissions indépendantes et des procédures judiciaires ciblées ainsi qu’une amnistie nationale encadrée, afin de garantir à la fois la réconciliation civile et la fin de l’impunité systématique des violations massives des droits de l’homme. Enfin, le programme économique de transition privilégie une approche pragmatique avec la stabilisation macroéconomique et la continuité des services publics essentiels ainsi que la sécurisation du système bancaire et monétaire, et la lutte contre l’inflation et la corruption systémique. Le programme économique inclut la réintégration progressive de l’Iran dans l’économie mondiale par l’État de droit, la levée de sanctions, l’investissement productif et la libération des forces entrepreneuriales du pays.

Attentes envers la France et l’Union européenne

Il est attendu que la France et l’Union européenne soutiennent les Iraniens dans leur quête de l’État de droit, du rétablissement de la souveraineté nationale et populaire ainsi que du développement économique. Il est aussi dans l’intérêt stratégique de la France et de l’Europe de devenir un partenaire privilégié de cet Iran futur, tant sur le plan diplomatique qu’économique.

Déclencheur économique et nécessité d’ouverture

L’étincelle de la mobilisation actuelle, qui a mis feu aux poudres du cumul de la colère de la population, a été la question économique, avec les commerçants du bazar, acteurs historiques de l’économie iranienne, qui ont débuté la contestation à Téhéran, rappelant le besoin urgent de libéralisation, de stabilisation et d’ouverture de l’économie iranienne.

L’ouverture économique de l’Iran et son intégration dans l’économie mondiale ne peuvent avoir lieu qu’à la suite d’un changement de régime et d’une transition démocratique, afin de mettre fin à un système oligarchique fondé sur une corruption systémique et une économie de rente confisquée par un appareil idéologico-militaire au service d’une élite restreinte. Ce changement de régime apportera une sécurité juridique (la mise en place effective du droit de la concurrence et de la transparence économique) et financière (avec la ratification des réglementations et standards internationaux en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que de lutte contre la corruption) et aura comme effet la levée des sanctions internationales mises en place en raison du comportement déstabilisateur de ce régime. Avec plus de 92 millions d’habitants, dont environ 60 % ont moins de 40 ans, l’Iran dispose d’un capital humain jeune, urbanisé, éduqué et ultra-connecté, aujourd’hui bridé par l’isolement et la captation des richesses.

Potentiel économique, marché intérieur et infrastructures

À l’échelle internationale, et au regard d’un PIB de plus de 450 milliards de dollars, malgré la crise actuelle, avec la 3e réserve de pétrole et la 2e réserve de gaz naturel au monde, l’Iran constitue la plus grande économie nationale demeurée largement fermée aux flux d’investissement et d’échanges depuis la fin de la Guerre froide, sans équivalent parmi les grands marchés émergents, depuis la chute du mur de Berlin. Son ouverture provoquerait la régénération d’un vaste marché intérieur sur un territoire trois fois plus grand que la France, dans une zone géostratégique entre la mer Caspienne et le golfe Persique, au carrefour entre l’Asie et l’Europe, avec la nécessité d’un rattrapage massif des infrastructures (énergie, eau, électricité, transport, télécommunications, informatique et intelligence artificielle, logistique, services, industrie), la libération de l’entrepreneuriat et la structuration d’une économie de production et de consommation, faisant émerger un pôle de croissance majeur à l’échelle régionale, sans omettre le potentiel considérable dans le secteur du tourisme, avec un patrimoine culturel exceptionnel et une diversité naturelle remarquable.

Conclusion : accompagner une transition et préparer l’Iran futur

L’Histoire nous montre que la civilisation iranienne a su se perpétuer malgré les ruptures brutales de sa longue histoire en relevant le défi permanent d’être contemporaine, sans renier ses fondements civilisationnels. Les aspirations actuelles en sont l’écho : la quête d’un État de droit enraciné dans la profondeur historique iranienne, et tourné vers l’avenir, en harmonie et en paix avec ses voisins et le monde. C’est notre rôle, en tant que Français et Européens, d’aider et d’accompagner ce peuple plusieurs fois millénaire dans sa quête de liberté et de prospérité, tout en affirmant notre place dans cet Iran futur, à ce moment charnière de son histoire.